07/04/2014

Et que vive le mécénat, culturel… ou pas !

 

C’est en 63 avant J.-C. que naît celui qui deviendra le symbole du mécénat. Durant sa vie, Gaius Maecenas promeut ainsi, parmi les premiers, la vision selon laquelle il en va de la responsabilité des « chanceux » de ce monde d’aider la Cité.

C’est donc lui qui semble avoir ouvert la voie du mécénat à partir de l’Antiquité. L’influence et la fortune doivent ainsi être envisagés comme une aide fondamentale à la promotion des Arts et des Lettres d’abord ; au soutien des actions charitables ou de toute activité participant à l’intérêt général, ensuite.

Mais le mécénat, comment ça marche au juste en Suisse ? Il faut tout d’abord le distinguer du sponsoring et du parrainage qui ont pour but affiché de faire connaître ; une entreprise en général. Le mécénat, lui, est principalement lié à une fondation ou à un individu. Les visées principales de ces derniers ne sont donc pas publicitaires. Le mécénat qu’ils exercent peut toutefois participer à leur donner une « belle image ». Ce dernier point est parfois critiqué par d’aucuns. Pas par moi!

En effet, si le mécénat est un domaine qui se développe et prend de l’ampleur ces dernières années en Suisse, c’est qu’il permet la création, la construction ou l’entretien d’œuvres fondamentales pour le patrimoine ou la pérennité de notre pays.

A Genève, quand on entend « fondation », on pense très vite à la fameuse Fondation Hans Wilsdorf. Elle soutient principalement l'éducation, l'action sociale, la culture, la protection de la nature et des animaux. Son apport ne s’arrête pourtant pas là et participe, selon moi,  fortement à embellir et encourager Genève. Le Pont Wilsdorf en est un excellent exemple :

Pont Hans Wilsdorf.jpg

http://www.1000images.ch/portfolios/architecture/

Le mécénat touche donc toutes les franges de la population, tous les Genevois. Il n’est donc pas concentré sur la « culture élitiste », formule magique que certains brandissent chez nous contre le Monstre Mécénat… Et si le mécénat prend souvent la forme culturelle, c’est que les institutions culturelles sont généralement en mains publiques. Un coup de pouce est par conséquent toujours le bienvenu pour entretenir ou élargir un beau, riche et pérenne patrimoine culturel qui finit, pour le bien de tous, par déborder du cadre strictement politique.

Genevois, osons donc tirer parti du mécénat ! Ne soyons pas frileux et « chercheurs de petites bêtes » et voyons grand pour notre canton !

16:31 Écrit par Natacha Buffet | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

Commentaires

"Genevois, osons donc tirer parti du mécénat !" En voilà une idée qu'elle est belle ! Mais à propos de quoi ? Vous voulez faire phynancer la traversée de la rade par Holcim-Lafargue, histoire de leur souhaiter la bienvenue ? Montebourg va nous déclarer la guerre sur ce coup, juste après SFR...alors autant se dépêcher d'en profiter

Écrit par : Géo | 07/04/2014

Bravo pour cet excellent billet qui adopte un regard généreux et participe à croire en l'avenir pour mieux l'imaginer et le construire!

Écrit par : Michèle Roullet | 07/04/2014

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