05/05/2014

MAH - Le Conseil municipal débat… pour éviter le trépas ?

 

Le 29 avril 2014 aura été, on l’espère,  une grande date pour le Musée d’Art et d’Histoire. En effet, plus de 140 ans après que la question de la nécessité d’un Grand Musée pour Genève a été abordée par nos prédécesseurs, le Conseil Municipal actuel est revenu il y a quelques jours sur la rénovation, et surtout, l’agrandissement de celui-ci.

Bien engagés dans le 21ème siècle, nous avons toutefois pu assister à des débats qui sonnaient parfois « très 19ème».  Comprenez que ce ton est regrettable, d’une part dans ce contexte précis, mais surtout lorsque l’on prétend se battre pour la Genève d’aujourd’hui et de demain.

Ainsi, il est regrettable d’entendre des prétendus arguments invoquer le déni de démocratie, le danger du mécénat et un projet architectural relevant de meubles en kits. Je m’empresse de préciser que je ne le regrette non pas parce que c’est une vision des choses qui s’oppose à la mienne, mais bien parce qu’on s’aperçoit que c’est un argumentaire haineux quand l’on reconnaît les faits suivants :

-          Le déni de démocratie est lorsqu’il n’y a pas de consultation, pas de concertation et que l’imposition d’un projet émane d’un petit cercle privé de décideurs. Or, le projet d’agrandissement du MAH résulte précisément, au contraire de cela, de nombreuses décisions communes et concertées.

Si tel n’était pas le cas, qu’aurions-nous fait pendant toutes ces années ?

 

-          Le mécénat qui nous est proposé aujourd’hui est formalisé par une Convention signée entre le mécène et la Ville et que ce mécène  jouit d’une bonne image et ce, aussi bien auprès de la commission de déontologie de la Ville de Genève qu’auprès d’ONG d’envergure telles que La Déclaration de Berne.

Qui sommes-nous pour nous dire plus savants que tous ceux-là ?

 

-          Le projet Nouvel, qu’il plaise ou non, largement remanié depuis ses débuts, correspond au résultat de la participation et de l’expression d’avis de nombreux acteurs : architectes, citoyens, associations, organes consultatifs étatiques, politiques…

Voulons-nous faire montre de dédain envers l’action des citoyens engagés et des avis des professionnels ?

Hôtel de ville.jpg

www.ville-geneve.ch

A ces trois questions le citoyen est bien entendu libre de répondre en son âme et conscience. A ces mêmes questions, le politicien doit répondre en fonction des intérêts de Genève et de la vision d’avenir qu’il a pour elle. Il doit surtout être capable de dépasser le dogmatisme, souvent annonciateur de trépas, pour les grands projets d’avenir.

14:16 Écrit par Natacha Buffet | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

Les commentaires sont fermés.