02/02/2015

Petite enfance : cessons de naviguer en zone côtière !

 

Les communes sont actuellement en charge de la création de places d’accueil pour les enfants et peu s’en faut pour qu’elles soient absolument les seules maîtres à bord de ce qui ressemble plus à une barque de pêche qu’à un navire amiral.

Des marins - les communes - pour faire naviguer des barques, c’est bien. Des marins, un capitaine, un armateur, un affréteur et des autorités portuaires -une grande Fondation qui regroupe les communes, le canton et les entreprises-, pour faire naviguer un navire amiral, c’est nettement mieux !

Est donc venu le temps de reconsidérer la création des places d’accueil pour les enfants dans sa globalité. Question centrale de la société d’aujourd’hui, elle sera toujours, et nous ne pouvons que le souhaiter, une question centrale dans celle de demain.

Arrêtons donc de percevoir les choses par le petit bout de la lorgnette et décidons d’élargir notre horizon. Aussi, le système actuel qui veut que les démarches longues, difficiles et coûteuses, entreprises par des acteurs isolés les uns des autres, doit cesser.

En effet, les difficultés rencontrées par ceux qui souhaitent actuellement participer à la création de nouvelles places d’accueil pour les enfants, se retrouvent fréquemment face à un mur. Que ce dernier soit motivationnel ou financier, ils renoncent trop souvent - et on les comprend - à le franchir.

Qui peut donc blâmer une petite commune de ne pas créer de places de crèche quand ces mêmes places ne seront réservées qu’à ses seuls habitants ou encore une PME de ne pas se pouvoir se retrouver financièrement dans un projet d’une d’envergure quand elle doit le porter seule?

Tout cela a pour effet pervers d’éloigner les acteurs centraux que sont, en plus des collectivités publiques, les entreprises ainsi que les fondations œuvrant pour des projets d’utilité publique. Cessons cela et permettons-leur de s’impliquer enfin fortement dans des questions de société telles que celle des places d’accueil pour les enfants.

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Faisons donc fi des frontières communales et concentrons efforts, visions et moyens autour d’une Fondation qui regroupera tous les acteurs centraux de notre société et les fera participer à un projet social d’envergure et ce, à la hauteur des moyens de chacun d’entre eux. Il y a ainsi fort à parier que nous ferons tous ensemble un tabac !

14:56 Écrit par Natacha Buffet dans Air du temps, Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

03/11/2014

Nouvelle taxe sur le dos de l’apprentissage à Genève : ça joue, ou bien ?

 

L’apprentissage, et tout particulièrement sous sa forme « duale », signifiant qu’un apprenti se forme à l’école et au sein même d’une entreprise, est une formule connue et appréciée bien au-delà de nos frontières helvétiques.

Nombreux sont en effet les pays qui veulent actuellement inclure l’apprentissage en dual, perçu comme concret et efficace, à l’heure de la technocratisation galopante des études, dans leurs  systèmes de formation.

Enseignante en école professionnelle, je suis bien consciente de l’intérêt, de l’importance et de la portée d’un mode de formation qui permet à l’apprenti d’apprendre une théorie et de pouvoir directement l’appliquer pratiquement au monde du travail.

Le savoir théorique est de cette manière quasi-simultanément  adapté à la réalité du monde environnant l’école, le fameux monde du travail, et cela est absolument remarquable d’efficacité.

Mon contact quotidien avec les apprentis m’a appris ce qui précède, mais nombreux sont ceux à qui cette transposition directe d’une théorie à une pratique saute aux yeux.

Seulement voilà : un hic avec l’apprentissage en dual à Genève il y a.

Pas besoin cependant d’aller « aussi loin » que la Sarine pour s’apercevoir que bon nombres d’entreprises genevoises n’ont pas encore bien saisi la manne qualitative et financière que représente la formation professionnelle duale.

Mais quelles sont, diable, les causes d’un tel désamour ?

Car en effet, sans cerner les causes d’un problème, a-t-on jamais vu des mesures de punition financière produire le moindre effet ? Car la punition financière, c’est bien ce que le Parti socialiste propose aujourd’hui pour encourager l’apprentissage en dual. Vous savez, un peu comme vouloir faire boire de l’eau à un âne qui n’a pas soif…

Ainsi, selon la logique qui semble sous-tendre cette proposition, une entreprise qui n’a jamais perçu l’intérêt qu’il y a à engager des apprentis se trouverait miraculeusement et soudainement consciente de l’avantage que cela représenterait pour elle et ce, parce que, en contrepartie, elle n’aurait pas à payer de taxe punitive. Elle n’aurait pas à faire sa punition.

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Source : fr.wikipedia.org

Et c’est cela que l’on considère comme bon moyen de valoriser une formation professionnelle efficace? Genève a donc bien du souci à se faire.

Pourquoi ne pas chercher plutôt du côté de la manne qualitative et financière que représentent pour les entreprises l’engagement d’apprentis ?

Pourquoi ne pas parler franchement des liens défaillants entre les technocrates et le monde du travail ?

Pourquoi ne pas parler, enfin, franchement de l’apprentissage?

10:13 Écrit par Natacha Buffet dans Air du temps, Genève, Humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

15/10/2014

Les champignons sont nos amis, il faut les aimer aussi!

Les champignons, tout le monde les connaît, beaucoup en raffolent et nombreux sont ceux qui se réjouissent de les retrouver à l'automne venu.

Seulement voilà, pas de coins à champignons à Genève​​, alors même que les premiers froids brumeux et matinaux nous glacent déjà le sang. Qu'il semble soudain loin​​ le temps des petits bonheurs de la belle saison!

Et oui, c'en est fini, ou presque, ​​de nos chères terrasses...

En effet à Genève, les champignons chauffants ne réjouiront ni notre corps ni notre esprit. Restent bien les couvertures d'une élégance douteuse, mais bientôt viendra le temps pour tous de renoncer douloureusement à la chaleur populaire de nos terrasses.

Il est donc naturel de penser dès lors que si champignons chauffants sur nos terrasses genevoises il n'y a, interdiction il existât. ​​

Mais détrompons-nous, ce ne sont pas les champignons chauffants qui sont interdits, mais bien le fait d'utiliser des énergies non renouvelables pour les faire fonctionner.

Nous avons tous en tête les champignons chauffants qui fonctionnent au gaz, mais les avancées technologiques en la matière ont été nombreuses. Les chauffages à copeaux de bois en sont un bon exemple, les chauffages à électricité d'origine renouvelable en sont un autre.

​​L'important est maintenant de ne plus renoncer  ​à un plaisir simple et populaire en raison d'une confrontation stérile entre divertissement et écologie.

Repensons l'avenir de Genève qui doit continuer à aller de l'avant et être un lieu où l'on aime vivre et se distraire.

​​Genève doit donc continuer de se dynamiser et ne pas se laisser tuer par la racine.

15:10 Écrit par Natacha Buffet dans Air du temps, Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

02/10/2014

Genève vaut bien une signature

 

Le droit d’initiative est une incroyable chance. Sous ce nom peu séduisant se cache un droit formidable. Celui de permettre à tout un chacun de récolter des signatures pour obtenir une modification d’une Constitution ou d’une loi.

Nous avons la chance aujourd’hui de participer activement à la construction de l’avenir de notre Canton de Genève au travers d’un texte qui permettra de nous faire voter et d’inscrire – enfin !!! – la grande Traversée du Lac dans la Constitution.

J’entends déjà les langues s’agiter et jouer du « De toute façon, on a déjà voté, on ne la verra jamais, je n’ai jamais aimé les ponts, ni les tunnels… » et j’en passe, et bien sûr des meilleurs…

Mais au lieu de râler et d’attendre que les voitures et tous leurs acolytes motorisés ou non ne traversent pas, retroussons nos manches. Proposons, convainquons et avançons !

Signer aujourd’hui en vue de la Traversée du Lac de demain, c’est faire  en sorte de donner un signal clair de notre volonté de Genevois de voir Berne s’occuper de nous.

Ne laissons et ne nous lassons plus à attendre que nos Conseillers aux États veuillent bien se battre pour nous. Exigeons que les travaux qui mèneront à un vrai contournement routier de Genève soient accompagnés d’une vraie traversée du Lac.

Vous êtes portés davantage sur la locomotion douce et les zones agréablement piétonnes et cette question ne vous intéresse pas ou plus?

Qu’à cela ne tienne ! La grande traversée sera l’un des meilleurs moyens de désengorger le centre-ville, de repousser le trafic de transit (qui n’a d’ailleurs jamais plu à qui que ce soit) et redonnera du souffle à une ville surchargée.

J’imagine ainsi une ville qui respire. Une ville qui permet à ses occupants et visiteurs de déposer sa voiture et de flâner au centre de points culturels et névralgiques enfin dignes de ce nom.

La question des pro- et anti-bagnoles, vous le voyez bien, n’est plus qu’une bataille d’arrière-garde. Il faut voir grand, il faut voir futuriste.

Le moyen de voir et d’agir pour si grand est pourtant tout petit et déjà entre nos mains

Il passe par le tout petit - une signature -  et nous conduit, à force de conviction et d’action vers le tout-grand, à savoir une Genève libérée des bouchons et axée sur des points névralgiques et dynamiques !

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Vous voilà donc prévenus : à vos marques, prêts, signez et faites signer ! Genève n'attend que vous.

15:46 Écrit par Natacha Buffet dans Air du temps, Genève, Humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |